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me in Amsterdam


Voyage en Zélande: Traverser l'Escaut

Le week end d'août Je suis retourné en Zélande pour voir si Drooderfiets, mon nouveau vélo, apprécieraient le paysage. La dernière fois que j'y suis allé, en 2008, j'avais effectué le trajet en voiture et m'était promené le long de la frontière avec des amis. Cet été j'ai fait le voyage en train, prévoyant de faire une petite boucle à vélo dans cette province maritime du sud.

1ère partie: Traverser l'Escaut

Il n'y a qu'une voie ferrée en Zélande, Elle va de Rosendaal à Vlissingen en traversant la presqu’ile de Beveland du Sud et de Walcheren. Pour pouvoir retourner au bord de la Belgique, en Flandre Zélandaise, il faut traverser l'Escaut Occidental. Le large estuaire est le seul accès à la mer du port d'Anvers, il est donc hors de question de construire des ponts d'une rive à l'autre. Il faut laisser la voie libre aux bateaux qui rallient le premier port de Belgique.

L'Escault et Anvers

Pendant de nombreuses années, les néerlandais ont assuré leur continuité territoriale avec des services de ferrys qui chargeaient autos vélos et piétons de part et d'autre en plusieurs endroit de l'estuaire. Puis en 1965, un tunnel a été construit entre Teregengen et permettant aux voitures de passer d'une rive à l'autre en en temps record. L'ouvrage est impressionnant. Il est fort profond à cause de la profondeur des canaux de l'estuaire, prévus pour des navires à fort tonnage. Les automobilistes qui remontent du sud se voient accueillir avec une barrière de péage. Le tunnel est la seule voie payante des Pays-Bas.

Le gain de temps pour les automobilistes est énorme et les liaisons ferry qui n'avait plus trop de clients on fermé les unes après les autres. Seulement voilà les ferrys transportaient aussi des cyclistes et des piétons. Ces derniers ne peuvent pas emprunter le tunnel et n'ont plus de ferry pour traverser. Ils se trouvent bloqués en Zélande, toujours du mauvais coté. La province a donc rouvert une ligne régulière de ferry entre Vlissingen et Bertents. Un hydroglisseur de la compagnie BBA (rachetée par Veolia) assure la liaison toutes les heures ouvrables du jour. Grâce à ce Ferry, Brugges est à heures de vélo de la gare de Vlissingen.

La Zélande est une province très touristique et une seule liaison ne permet pas de satisfaire les nombreux randonneurs qui se promènent sur les polders sous le vent estival[1]. Certains ont donc eu la bonne idée d'offrir un service de bac aux piétons et aux cyclistes accompagnés de leurs montures en différents points de la province. Ce service n'est disponible que pendant les 3 mois d'été (juin, juillet et août) et coûte plus cher que le ferry régulier. Il couvre néanmoins de nombreux endroits en Zélande, ce qui offre un large choix de randonnées entre terre et mer.

L'escaut

J'ai profité de mon dernier week-end d'août aux Pays-Bas pour tester ces traversées et vous en rendre compte. Les services de bac privés sont très sympathiques et amicaux tandis que le ferry de Veolia offre une ambiance plus anonyme de transport en commun rapide et efficace. Quand on randonne à vélo, ces traversées sont des moments de repos privilégiées. J'attends maintenant avec impatience l'été prochain pour découvrir d'autres endroits de cette province et d'autres traversées.

Notes

[1] Bien que province méridionale, la Zélande reste aux Pays-Bas, le vent estival n'est pas forcément une agréable brise. En fait, la Zélande, province maritime plate est souvent balayée par des bourrasques

Sail 2010

Sail est un rendez-vous qui n'a lieu que tous les 5 ans à Amsterdam. C'est dire si c'est un moment rare. À partir de jeudi 19, de grand gréements vont venir s'amarrer à Amsterdam pour une semaine. Ils seront alignés sur les quais des îles Java dans le quartier de Zeeburg. Les gens peuvent visiter les navires (le plus souvent des navire-écoles) et rencontrer les équipages du monde entier. C'est Sail 2010.

Le clou du spectacle est l'arrivée des bateaux en parade, ils seront accompagnés de nombreuses autres embarcations hétéroclites, des bateaux à vapeur, des coquilles de noix permettant de voir ça de plus prêt, des bateaux à aube, des advocaatboot, bateaux de maitre que leur propriétaires parvenus aiment à montrer les soirs d'été, des yacht de canaux, des barges, des zodiacs, trimarans et autres bateaux à voiles. tout le monde sera là.

La parade de Sail

Pour ceux qui rateront la parade cette année (comme moi) il y a la possibilité de revivre ce méli-mélo sur l'eau tous les soirs de la semaine. À la tombée de la nuit, un feu d'artifice est lancé depuis la rade de IJhaven, visible depuis les quais des îles de Java et KNSM et dans le Oostelijk Havengebied (les docks de l'est). Mais nombreux sont ceux qui veulent voir les jolis pétards colorés de plus prêt en allant sur l'eau. Le ballet des barques et bateaux recommence ainsi tous les soirs que ce soit des groupes de copains sur des frêles esquifs ou des sociétés invitants des VIP et clients sur un Yacht de location, on a l'impression que tout Amsterdam se donne rendez-vous là le soir. Heureusement que ça n'a lieu que tous les cinq ans.

Vers un gouvernement minoritaire ?

Le pire qui puisse arriver à un leader populiste est d'entrer au gouvernement. Tout victorieux qu'il est Gert Wilders, le chef du PVV, n'a qu'une minorité de députés au parlement et beaucoup des mesures qu'il propose sont rejetées fermement par une majorité de députés. Le compromis est difficilement possible. C'est l'inconvénient d'être extrémiste. Si Wilders entrait au gouvernement, ses électeurs aurait bien vu qu'il ne peut pas appliquer la politique qu'il prone. Ils se tourneraient vers un autre contestataire.

C'est aussi pour cela que la blondasse d’extrême droite a été rapidement exclue des pourparlers pour la formation du gouvernement. Il est difficile de faire des compromis avec un extrémiste et ce dernier ne veut pas faire d'effort parce qu'il n'a pas intérêt à gouverner. Les premières négociations entre le CDA (démocrates chrétiens), le VVD (libéraux conservateurs) et le PVV (extrème droite) se sont vite heurtées à un refus du CDA de pactiser avec le PVV dont le programme à l'opposé de la démocratie chrétienne. Les négociations pour la formation du gouvernement un peu plus à gauche.

L'échec de la coalition violette plus

La coalition violette plus (Paars plus) a été envisagée sur le modèle des années 90. Mais entre temps, le VVD a tourné résolument à droite. Ce parti est le nid dont sont partis les extrémistes comme Rita Verdonk et Gert Wilders. Il ne peut pas se permettre une nouvelle hémorragie. Il doit s'affirmer bien à droite, son programme en est le reflet. Laurent Chambon explique même[1] que Marc Rutte. le leader du VVD a du mal a s'affranchir d'une image D66 (centre droit) et ce gouvernement Paars plus incluant le D66 n'arrange pas sa réputation.

De son coté, le PvdA (parti travailliste), deuxième parti vainqueur des élections ne voulais pas vendre son ame au premier parti de droite pour pouvoir gouverner. Il a beaucoup insisté sur les thèmes de gauche de son programme. Il était soutenu dans ces négociations par les verts de Groenlinks, bien à gauche eux aussi et content de montrer qu'ils comptent.

La formation du gouvernement violet plus a échoué parce que la gauche était top à gauche et la droite trop à droite. C'était le 20 juillet.

Un gouvernement minoritaire

Devant ce constat d'échec, les négociations ont repris avec un nouvel informateur, Ruud Lubbers. L'idée était de réécouter tous les partis mais Lubbers est dans l'idée que seule une coalition de droite peut fonctionner. Comme Wilders est extremiste, il ne veut pas gouverner. L'idée vient donc de former un gouvernement minoritaire avec les partis qui ont l'expérience de gouvernement (CDA et PVV) et d'associer le PVV de Gert Wilders au projet de gouvernement afin d'obtenir une majorité de soutien au parlement. L'exercice est risqué mais le résultat des élections est tellement indépatouillable que Lubbers pense que c'est la seule solution.

Après s'être entretenu avec Mark Rutte, leader du VVD, Maxime Verhagen, leader du CDA et Gert Wilders, leader du PVV et a expliqué son choix lors d'une conférence de presse le 3 août dernier. L'information avait fuité la veille et a provoqué un tollé chez les partis de gauche qui n'ont même pas été consultés. Mais c'est l'option sur laquelle les partis travaillent depuis lors.

Les négociations continuent

Créer un gouvernement minoritaire qui puisse gouverner est un exercice difficile mais organiser un accord de gouvernement avec un extremiste est encore plus compliqué. Le CDA a toujours des problèmes pour gouverner avec un leader qui prone le référencent ethnique et la taxtation du foulard islamique. Sa base le fait savoir à Maxime Verhagen et ce dernier tente de se montrer ferme sur ces points qui dérangent. Wilders n'est pas trop enclin à mettre de l'eau dans son vin. Ça n'avance pas vite...

Mark Rutte n'est pas rentré au livre des records.

La presse néenrlandaise du 13 août cite l'ironique Telegraaf

« Le leader VVD Mark Rutte, 43 ans, ne sera pas le premier ministre le plus jeune de l’histoire des Pays-Bas », remarque le quotidien à grand tirage De Telegraaf à la une. « S’il avait voulu être le benjamin des premiers ministres son gouvernement aurait dû poser aujourd’hui sur le perron de la Reine Beatrix. La formation du gouvernement prend tellement de temps que le chrétien-démocrate Ruud Lubbers reste le détenteur du record. » « Rutte voulait avoir un gouvernement le 1er juillet, mais le résultat des élections a compliqué les choses. C’est aujourd’hui le 65e jour de la formation. »

Au dernières nouvelles, les discutions continuent d'aller bon train pour préparer ce gouvernement VVD-CDA minoritaire avec le soutien du PVV. C'est au sein du CDA que les discussions sont les plus vives. Vont-ils aller jusqu'à convoquer un référendum interne?

Notes

[1] Voir son article dans Minorités sur Wilders, Rutte, le placard et la Reine.

Les bonnes blagues de KPN

Comme beaucoup de personnes aux Pays-Bas, j'ai toujours un abonnement auprès de l'opérateur historique de télécommunications: KPN. Il y a quelques jours, j'ai reçu ma facture de téléphone et un joli courrier d'accompagnement m'indiquant que c'était ici la dernière facture que je recevrais. Ne nous réjouissons pas trop vite, KPN n'a pas décidé de ne plus facturer ses clients mais juste de ne plus envoyer de facture papier.

Les factures de KPN sont disponibles depuis plusieurs années sur leur site web mais mon interface client est tellement absconne que j'était content de recevoir leur facture par la poste (ou devrais-je dire par TNT Post). J'espère que cette interface s'est améliorée depuis ma dernière connexion.

Le plus rigolo c'est que KPN annonce que l'arrêt de l'envoi des factures papier est motivée par des raisons écologiques. KPN indique sur une jolie brochure brillante qu'elle préfère laisser les arbres en vie. Le fait que les factures soit en papier recyclé ne les inquiète pas. Ce qui est encore plus rigolo c'est l'utilisation de papier glacé 250g pour crier leur amour des arbres.

KPN a décidé de faire des économies sur l'envoi de factures et la bêtise de leur communication leur fait mériter un article sur mon blog et une nomination pour la plus belle connerie de l'année.

La Nederlandse Spoorwegen

C'est un aventure somme toute banale qui m'est arrivée le 10 juillet dernier mais c'est aussi l'occasion rêvé pour vous parler de la société néerlandaise des chemins de fer (en Néerlandais on dit Nederlandse Spoorwegen ce qui est plus court mais plus compliqué).

La Nederlandse Spoorwegen

La NS est la société commerciale issue de l'ancienne compagnie d'état des chemins de fers (Staatssporwegen). Comme partout en Europe[1], l'état a conservé l'activité de gestion des voies ferrées via l'organisme Prorail et privatisé l'exploitation commerciale des trains. Le transport des passagers est effectué par la NS tandis que le transport du fret, NS Cargo, est revendu à Deutsche Bahn est effectué par Railion (aujourdh'hui DB Schenker Rail). Les Pays-Bas disposent d'un réseau ferroviaire dense et maillé. La NS assure des services fréquents et réguliers avec toutes les gares du pays à l'aide de trois type de trains: Intercity (grandes lignes), Sprinter (trains régionnaux) et Stoptrein (Omnibus). Certaines rames sont anciennes mais elles sont renouvelées petit à petit. Le confort dans les train est malgré tout convenable.

Stoptrein ancienne rame

Les trains en retard et les autres

Comme il faut toujours râler à propos du train, il faut souligner le défaut reconnu à la NS, les retards ou annulations répétées pour des raisons souvent météorologiques. Ceux qui arrivent en retard au boulot à cause des trains ont souvent la même excuse. Les feuilles en automne, le gel en hiver et les rails cassés en été ainsi que divers problèmes techniques qui ne sont pas toujours expliqués. C'est dans ces cas là que l'on découvre l'excellence néerlandaise dans la logistique de pacotille. L'information est souvent manquante ou erronée. Les passagers sont dispatchés aux mauvais endroits et les agents n'ont généralement pas la bonne réponse aux question des usagers. Les gens restent malgré tout courtois comme toute personne qui n'y peut rien et qui endure avec un flegme tout protestant.

Panneau demandant d'écouter les messages

À mon avis -mais je n'ai pas approfondi la question- la NS, privatisée depuis 1995, a une obligation de rentabilité. Le choix a été fait de conserver un minimum de matériel en standby et de personnel en astreinte comme le fait, par exemple, la SNCF. L’économie est réalisée sur les salaires, l'entretien et le stockage des matériels roulant mais il est parfois impossible de faire face à des problèmes plutôt prévisibles comme la chute des feuilles en automne ou les rails cassées en été. Ce choix économique n'est pas forcément judicieux parce que les problèmes entrainent beaucoup de frais. La NS a passé des accords de coopération avec les affréteurs de bus comme Connexion, Veolia ou Arriva pour acheminer les passagers immobilisés par un problème de train.

La densité du réseau et la fréquence des trains -Les Pays-Bas ont le réseau ferré le plus chargé d'Europe- explique aussi la multiplication des retards pour un seul incident.

Une aventure

N'ayant pas de voiture, je me déplace exclusivement à vélo et en transports en commun. Pour bouger aux Pays-Bas, je prends donc le train. Je suis en général satisfait du service mais il m'arrive d'avoir des déboires, comme le 10 juillet dernier. Cette histoire sera pour un prochain article...

Notes

[1] C'est la directive 91/440 qui veut ça.

Le métro est fermé pour l'été

Ceux qui prennent les transports en commun à Amsterdam ont eu à leur disposition dans les trams et les bus, une petite brochure leur indiquant qu'un tronçon de métro était coupé pour travaux entre Centraal Station et Amstel Station. Ce tronçon est important parce que les 3 lignes de métro de la ville l'empruntent. La brochure explique donc tous les chemins alternatifs en tram ou en bus de remplacement.

plan de métro d'Amsterdam pendant les travaux

ligne en travaux GVB brochure La brochure indique aussi que les travaux qui auront lieu durant l'été vont permettre d'améliorer le confort et la qualité de service. Comme toujours. Seulement voilà. Les travaux n'auront pas lieu.

La ville et le contractant sont hélas (helaas) en litige et je ne sais pas si c'est le contractant chargé des travaux a dénoncé l'appel d'offreou la ville qui est revenu sur la signature de ce marché. En tout état de cause, GVB, la compagnie des transports publics de la ville d'Amsterdam doit passer un nouvel appel d'offre et cela devrait prendre du temps.

La réorganisation du transport, dut à la coupure de ce tronçon de métro a cependant bien été organisée, les chauffeurs ont pu poser plus de congés et les bus de remplacement ont été affrétés. Il n'est pas possible de rouvrir les lignes parce que les chauffeurs sont en congé. La ligne est donc coupée pour rien et on distribue de jolies brochures aux passagers pour s'excuser de la gène occasionnée.

c'était IETF 78 à Maastricht

Voilà bien longtemps que je ne vous ai pas parlé de mon travail. Ce n'est pas que ce n'est pas interessant mais, puisque l'association qui m'emploie a un positionnement global, il est difficile de rapporter mes faits et gestes professionnels à la thématique batave de ce blog. Seulement voilà, j'ai fait un extra interessant dimanche dernier pour la réunion de l'IETF. Mon entreprise était partenaire de l'évènement et les employés qui le désiraient pouvait donner un coup de main à l'accueil.

L'évènement ayant lieu à Maastricht, je me suis empresser de me porter volontaire afin de pouvoir retourner dans cette belle bourgade méridionale[1] (du point de vue néerlandais). Hélas la réunion de l'IETF battant son plein je n'ai pas pu voir grand chose. C'était quand même une sortie intéressante dont j'aimerais vous faire part.

IETF? Qu'est ce que c'est

IETF signifie Internet Engineering Task Force Il s'agit d'une réunion informelle d'ingénieurs s'interessant à l'Internet et à son architecture en générale. Le public est presque le même que les RIPE Meetings dont je vous ai parlé (avec RIPE 55 et RIPE 58) à ceci prêt que le public de RIPE est un peu plus opérationnel et le public de l'IETF un peu plus scientifique. Les membres de l'IETF se réunissent pour se mettre d'accord sur des document définissant des protocoles permettant les machines d'interopérer en réseau. Si ces protocoles sont adoptés, ce qui est souvent le cas, on peut parler de standard parce que les techniques et les méthodes sont décrites précisément dans des documents.

Ces documents sont âprement discutés par tourtes les parties intéressées. Comme tout un chacun peut participer aux discussions cela peut prendre beaucoup de temps, certaines sociétés sont là pour défendre leur beurre et d'autres individus veulent faire entendre leur point de vue. Les documents passent du statut de Internet draft au statut de RFC (pour request for commments) lorsqu'ils sont acceptés. leur acceptation se fait par consensus vague[2].

On constate que le fonctionnement de l'IETF est très différent des autres organismes de standardisation, plus protocolaires et fermés. Pourtant, on constate aussi que ce fonctionnement porte ses fruits. Les plus grandes fonctionnalités[3] que l'on utilise aujourd'hui sur Internet sont des standard de l'IETF.

Les meetings comme IETF 78 sont important parce que cela permet aux personnes de se rencontrer et de se connaitre dans un cadre différent des listes de discussion. Je n'ai pas pris part aux discussion, je ne pourrais donc pas vous en faire le compte-rendu. Il doit d'ailleurs être difficile de faire le compte rendu d'une semaine de meeting avec jusqu'à sept réunions concomitantes pouvant se finir à neuf heures du soir... Non je n'ai pas assisté à ces réunions mais j'ai fait parti de ceux qui ont essayé d'en faciliter le déroulement.

Le social

Malgré tout ça, j'ai pu partager quelques moments sympathiques avec quelques uns des milliers de participants au IETF 78 meeting. Les nombreux cafés avec terrasses de la ville sont un cadre idéale pour faire découvrir les bière belges aux visiteurs du monde entier. J'ai discuté avec des gens qui ne sont pas impliqué dans le travail de l'IETF mais veulent travailler sur un projet et ont profiter de l'occasion pour se réunion. J'ai discuté avec des personnes qui travaillent sur un protocole pour encapsuler les communication IPv6 au sen d'un réseau domestique. J'ai aussi, croyez moi ou pas, bu des bières avec l'un des détenteur de la clef qui permet de rebooter Internet[4].

Maastricht

Avec tout ça, j'ai peu eu le temps de visiter la ville (en dehors des bars) mais le social du mercredi était au bord de la meuse ce qui m'a quand même permis d'apprécier le paysage... Je vous montrerais des photos plus tard si j'ai le temps.

Notes

[1] En fait il s'aggit bien du Limbourg Septentrional, ou Limbourg Néerlandais au nord de la province belge du même nom.

[2] Le terme original est rough consensus cela indique qu'il n'est pas toujours possible d'obtenir un consensus clair mais ceux qui président les groupes de travail peuvent prononcer ce consensus si les oppositions au texte sont diffuses, hasardeuses ou clairsemées. Les décisions peuvent être appelées ce qui oblige le président de groupe de travail à être à l'écoute de tous.

[3] Les addresses IPv4 et IPv6, le mail, le DNS...

[4] Selon la presse en ligne française, il y a sept personnes qui peuvent rebooter l'Internet. Pour plus d'explications, lisez le blog de Stéphane Bortzmeyer...

Salut, ciao douille

On dit souvent que les gens du sud ont un accent qui chante. Les toulousains, les provençaux ou les italiens sont décrits comme des gens qui chantent quand il parlent. Les néerlandais ne sont pas en reste.

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La ligne nord sud (Noord zuidlijn) avance

On parle souvent des déboires et des trucs qui ne vont pas. Faire mauvaise presse est toujours plus vendeur pour la presse. Rien de plus chiant lorsque les choses se déroulent comme prévu. Ainsi l'achèvement du premier tunnel de la ligne de métro Nord-Sud à Amsterdam a ainsi fait très peu de bruit. C'est pourtant un progrès formidable et tout s'est déroulé selon les attentes.

La Noord-Zuidlijn avance selon AT5 La Noord-Zuidlijn (ligne Nord-Sud) avance selon AT5

C'est là que les médias auraient du se rendre compte de la singularité de l'évènement, jusqu'à présent la construction de la Noord-Zuidlijn ne s'est jamais déroulée comme prévu. J'ai parlé ici des multiples reports d'ouverture de la ligne, des rallonges budgétaires et des maisons qui s'écroulent à proximité des travaux. Tout cela n'a eu lieu que lors de la construction des stations souterraines, les tunnels entre les stations n'étaient pas encore commencés. Ça promettait...

En fait, le 30 juin dernier, les services de la ligne Nord-Sud ont annoncé l'achèvement du premier tunnel entre Damrak et Rokin. L'information a été couverte mais avec la coupe du monde, elle est passée à la trappe. On peut quand même retrouver le reportage d'AT5, la télé locale qui est la première à montrer ce tunnel suivit de peu par Het Parool, le quotidien d'Amsterdam:

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On y découvre comment les énormes tunneliers (boormachine) sont à l'œuvre, creusant leur chemin sous la ville et posant les voussoirs préfabriqués le long du tunnel. Le tunnelier qui a achevé ce premier tunnel s'appelle Gravin. Déjà, le site d'information de la ligne Nord-Sud nous parle de la construction d'un autre tunnelier: Noordje qui devrait réaliser le deuxième tunnel sur ce tronçon Damrak-Rokin. Le creusement de ce tronçon devrait s'achever fin 2010 et les tunnelier devraient ensuite déménager vers le sud, Scheldeplein, d'où ils devraient forer en direction de la station Centuurbaan.

Après le orange, le violet

La folie orange a fini de battre son plein et l'on décroche lentement les banderoles qui ont souillé les rues pendant plus d'un mois. Tout le monde salue les joueurs de l'équipe nationale pour leur belle performance mais comme ils ne sont toujours pas champions, on passe à autre chose. Pendant la coupe du monde les pourparlers pour former un gouvernement sont allés bon train et maintenant que le sport n'occupe plus le devant de la scène, on se rend compte de ce que pourrait être le prochain gouvernement: Une alliance VVD-PvdA renforcée par Groenlinks et D66. Un alliance qu'on appelle violet plus (paars-plus).

La coalition violette

En mai 1994, les électeurs ont placé en tête le parti travailliste (PvdA) passant devant les démocrates chrétiens (CDA). Les grands gagnants furent les libéraux (VVD) gagnant 9 sièges et les centristes (D66) avec 12 sièges de plus. Le CDA, grand perdant de ces élections n'a pas participé au gouvernement qui en est sortit. L'alliance des libéraux, dont la couleur est bleue et des travaillistes, dont la couleur est rouge a reçu le surnom de coalition violette. Le gouvernement dont Wim Kok fut premier ministre eut aussi ce surnom (Paars kabinet).

Cette coalition violette semble contre nature, alliant un grand parti de gauche et deux partis de droite mais le gouvernement de Wim Kok a souligné les points communs de ces partis insufflant une politique libérale dans une société qui demandait moins de conservatisme. Les élections de 1998 ont conforté la position des principaux partis de la coalition, offrant à Wim Kok un nouveau mandat de premier ministre jusqu'en 2002.

La coalition violette plus

Un lecteur du NRC next Un lecteur du nrc next est en train de choisir son ton de violet

Cette fois , les résultats des élections, bien que mettant le VVD et le PvdA en tête, n' offre pas assez de sièges à ces deux partis pour gouverner avec une majorité de députés et le D66 n'est pas assez gros pour compéter cette alliance. C'est donc le parti vert des Pays-Bas, Groenlinks qui est consulté compléter cette hypothétique coalition. L'ajout du vert teinterait assez méchamment le violet et c'est pour cela que l'on parle de coalition violette-plus.


mise à jour du 21 juillet 2010

En fait, au moment de publier cet article, j'apprend que la coalition violette-plus ne verra pas le jour. Les négociations ont capoté hier au sujet des solutions à apporter pour lutter contre la crise. Sur ce point, les gens de droite et les gens de gauche ont des idées trop différentes. Le Telegraaf et De Pers titrent ce matin que c'est à la reine de décider maintenant...


mise à jour du 16 août 2010

La coalition evisagée pour le moment semble être celle d'une coalition minoritaire de droite avec le soutien de l'extrème droite. Lire «Vers un gouvernement minoritaire ?» pour en savoir plus.

Le drapeau sud-africain

Pendant la coupe du monde, tout le monde avait les yeux sur des drapeaux qui s'agitaient dans des stades pendant que 22 gus se disputaient un ballon. Parmi les drapeaux, celui du pays hôte de la compétition: L'Afrique du Sud. Vous connaissez ce drapeau qui réunit harmonieusement plusieurs couleurs, symbole de diversité et d'unité.

drapeau d'Afrique du Sud

Le site officiel du gouvernement d'Afrique du Sud explique que les couleurs peuvent avoir différentes significations selon les traditions et qu'on ne peux donc pas expliquer les symboles sur ce drapeau. Pourtant les couleurs de ce drapeau sont familières et ne sont pas sans rappeler les couleurs de l'ancien drapeau du pays qui était hissé jusqu'en 1994, époque de apartheid.

drapeau d'Afrique du Sud jusqu'en 1994

Le orange a été remplacé par le rouge mais c'est bien le prinsenvlag (drapeau des Pays-Bas) qui est ici utilisé. La bande orange d'origine a été remplacé par du rouge en 1630 pour rendre le drapeau plus visible en mer. Le orange été réintroduit sur le drapeau de 1927 pour signifier la prédominance des afrikaners alors que l'Afrique du Sud était encore un dominion britannique. Les trois drapeaux au centre montre les origines européennes du pays unifié dans le sang entre Colonie britannique, État libre d'Orange et République du Transvaal. Les autres composantes de la population, notamment les noirs, ont été oubliés alors que l'ANC, premier parti noir existait déjà.

drapeau de l'ANC

Le nouveau drapeau de l'Afrique du Sud répare donc ce manque à l'occasion des premières élections au suffrage universel en avril 1994. Le nouveau drapeau, dessiné par Frederick Brownell est adopté à titre provisoire jusqu'à son adoption définitive et son inscription dans la nouvelle constitution adoptée en 1996. L'association vexillaire sudafricaine explique les différentes influences de ce drapeau.

drapeau d'Afrique du Sud

On y voit clairement des bouts du prinsenvlag mais aussi de l'union jack et les couleurs de l'ANC dans un triangle très inspiré par le drapeau jamaïcain, mais là, je pense qu'il n'y a pas de rapport historique.

Après la finale

Les tulipes n'ont plus la pêche Sans parole

Décorations oranges choisies

Pour compléter mes articles tous en orange et la surenchère de orange, quelques photos de la folie orange ici aux Pays-Bas à l'approche de la finale.

En bakfiets et en orange

En bakfiets et en orange

Nain de terrain de foot

Selles orange

Holland house

Flowers and flags

Look in my car

Bunch of vuvuzelas

Team poster

Nike prépare sa pub au cas où

Back from the market

Bastion Hotel

Vuvuzala en stock

Maxi woopie

Tête de lion (réduite)

Petit lapin blanc

Dans la supérette (rayon viande)

Rayon poisson

Étalage en facade

Collection de drapeaux

Amstel bier

Vitrine de disquaire

Vitrine de sex shop

Galerie d'art

Vitrine de bouquiniste

Les images plus petites sont extraites de la galerie Facebook de mon collègue René, merci à lui.

Coupe du monde, parentèse culturelle

On ne dirait pas comme ça mais le football et la bière m'aident à parfaire mes connaissances à l'occasion de la coupe du monde. Vous vous souvenez, il y a quatre ans de Marco et Marko, deux supporters néerlandais qui faisait de la pub pour Heineken à l'occasion de la coupe du monde. Ces derniers vendaient un chapeau tyrolien faisant office de porte-voix et de produit d'appel pour acheter encore plus de cannettes de bières.

Ce markéting bourrin et ingénieux avait un bon coté. Les gens s'instruisaient de manière ludique. Les gens découvraient ainsi une coiffe traditionnelle allemande tout en rotant et en beuglant le nom de millionnaires. On peut remercier cette grande marque de bière de vouloir nous apprendre des choses à chaque occasion. Je ne m'étais pas rendu compte de cela jusqu'à ce que je tombe sur une publicité pour l'objet publicitaire de 2004 à l'occasion de la coupe d'Europe.

chapeau tambour

Cette coupe d'Europe a eu lieu au Portugal et grâce à cette image, je me suis souvenu de spectacles de tambours que j'ai apprécié la dernière fois que je suis allé à Lisbonne. Les chapeaux Heineken avait donc un rapport avec le pays hôte de la compétition... Je ne m'en était pas rendu compte et le truc bizarre que le brasseur proposait cette année était ridicule et n'avait, selon moi pas la caution culturelle de la vuvuzela, distribué par tous les marchands du pays. Heineken avait appelé ce chapeau le pletterpet et en a fait une grosse pub sur son siège social mais je n'ai pas vu grand monde affublé de ces chapeaux ridicules.

le Pletterpet de Heineken

Je n'avais pas compris que ce Pletterpet était en fait un chapeau traditionnel de supporter de foot en Afrique du sud et que le choix du brasseur était de faire adopter aux néerlandais les traditions du pays hôte. Le site Pletterpet.nl, antérieur à la campagne nous explique l'histoire récente de ce chapeau aux Pays-Bas et on apprend qu'il s'agit en fait d'un casque de mineur découpé et décoré. En Afrique du Sud on appelle ce chapeau un Makarapa. Les Sudafs en sont dingues et moi j'espère vous avoir enfin appris quelque chose avec tous ces délires en orange.

En ligne et avant la finale

Un bien meilleur but

Le Volkskrant nous rappelle aujourd'hui que l'UNICEF a fait campagne tout au long de la coupe du monde pour aider les enfants défavorisés en construisant des écoles. L'équipe gagnante qui apparait dans les spots télés à la mi-temps et propose aux gens de verser 1,50 euros par but marqué par leur équipe préférée (c'est uniquement possible avec les Pays-Bas). Finalement, plus les Pays-Bas vont loin dans la compétition, plus l'UNICEF peut construire d'écoles. Merci Persie et Snijders...

Panique sur les canaux

La finale de la coupe du monde n'est pas encore jouée que déjà on prépare la victoire. Si les Pays-Bas gagnent, l'équipe victorieuse rentrera au pays pour parader sur les canaux comme l'avait fait la bande à Van Basten en 1988. En 1988, les canaux étaient noirs de monde, les gens se jetaient dans l'eau pour approcher les joueurs. Un site propose donc de réserver sa place sur les canaux, pour quand l'équipe défilera le 15 juillet prochain: oranjegrachten (les canaux en orange). La carte d'Amsterdam est déjà submergée par les punaises oranges indiquant emplacement réservé.

carte d'Amsterdam en orange

le midi

carte d'Amsterdam en orange

le soir

Tout ceci n'est qu'une grosse plaisanterie, en fait, la parade aurait lieu le 13 juillet. Mais l'organisation de cette parade rappelle des mauvais souvenirs. En 1988, les supporters étaient montés, comme souvent, sur le toit des woonboot, ces bateaux qui servent d'habitation. Ces derniers étaient si nombreux que plusieurs bateaux ont coulé et des familles ont tout perdu. Cet évènement est encore suffisamment présent dans les esprits des gens pour justifier la nouvelle pub pour les assurances Apeldoorn, compagnie réputée pour ses polices compliquées et ses pubs rigolotes.